Troisième mouvement des Métamorphoses
de l’Oiseau schizophone, écrits dans un seul souffle gigantesque, monumental
en moins de deux ans.
Il s’agit du troisième volume des huit ouvrages des
Métamorphoses de l’Oiseau schizophone , œuvre monumentale et essentielle.
« L’esthétique spiraliste m’a conduit progressivement à l’élaboration de
l’écriture quantique. Que de mondes avortés pour un seul grain de vie, aux
turbulences des noeuds de l’oeil raturé de violences, au sida de la langue
saturée amèrement de ne pouvoir se taire ! Au vertige de ma terre soûlée de
catastrophes, au naufrage de mon île suspendue sans réchappe au balancier de la
mort, je chevauche ma chute, mes abîmes insondables. Inachevablement, j’allume
des paradoxes aux brûlures de mes mots, propulsant tous mes rêves aux nageoires
de ma voix.
Chrysanthème de cris en fleurs à travers les morpholunes de
l’art et les gravures de l’âme. Elle croît ma crise en t’aime aux glauques
récits du vice. Elle croise mon île en rut ma chienne récidiviste.Rienne rive
hors de saison, de pure raison, la mort active la dérision que rien ne meurt
quand tout arrive en paradoxe. Et d’y naître par mes lèvres, à l’étreinte de mes
reins, au si crime de mes rimes, au réflexe de mon sexe en déroute, la queue au
feu du risque. Aux coups d’éclats du coeur, le texte à mienne violence qui me
dévore tout nu.
Et flamme soudaine dans ma douleur n’eût été quoi par ma
blessure vers le sang vif des échos longs à rayures bleues de pierres fortuites.
J’écoute encore les ratures de ma voix qui vire et chavire jusqu’au pourpre de
l’ivresse aveugle. Je crise en thèmes ! » Frankétienne.